En 2000, deux chercheurs installent un stand de dégustation de confitures dans un supermarché. Un jour, ils proposent vingt-quatre variétés. Un autre, seulement six. Le résultat va à l'encontre de toute intuition.
L'expérience des confitures
Avec vingt-quatre confitures, le stand attire plus de monde, mais seulement 3 % des passants achètent. Avec six, ils sont 30 % à repartir avec un pot. Dix fois plus. La leçon de Sheena Iyengar et Mark Lepper est devenue un classique : au-delà d'un certain seuil, le choix paralyse au lieu de libérer.
Des confitures aux profils
La même logique s'applique aux rencontres. Une étude de D'Angelo et Toma a montré que les personnes ayant eu accès à un grand nombre de profils étaient, une semaine plus tard, moins satisfaites de leur choix et plus enclines à vouloir en changer. L'abondance crée un regret anticipé : et si le meilleur était dans ceux que je n'ai pas vus ?
Le désir a besoin de limites. Là où tout est possible, plus rien n'a vraiment de valeur.
Ce que nous en avons tiré
Quatre profils par jour, ce n'est pas une restriction technique. C'est une application directe de cette recherche. En réduisant le champ, on rend chaque rencontre plus présente, et l'engagement redevient possible. Moins, mais mieux : ce n'est pas un slogan, c'est un résultat scientifique.
L'équipe Soulsync — Soulsync Newsroom







